C'est le complexé centimétrique qui va être content, un futur sous-ministre qui se libère de ses obligations avant l'heure (et sans demander son reste, on peut imaginer!) tant il est pressé de rejoindre la dream team gouvernementale!
Que c'est bon, cette défaite incontestable devant les pumas argentins!
A ces têtes qu'ils doivent tirer, tous ces dindons trop présomptueux...

Bien fait pour:
  • les nazes de TF1, dont je cherche encore quelle légitimité les imbéciles avides de l'International Rugby Board ont bien pu leur trouver... hors tout ce pognon, sale dès qu'il s'amasse dans de telles proportions, bien sur.

  • ces connards médiatiques qui nous emmerde la vie sur toutes les ondes de radios (j'imagine que c'est pareil pour la téloche, mais comme ça fait un bail que je n'ai pas mater la boite à décérébrer...) avec leur constructions aussi prétentieuses que saoulantes.

  • cette équipe & son entourage, qui se voient toujours bien plus beaux qu'ils ne le sont! Qui s'emballent pour peu qu'elle gagne contre les Anglais, surtout quand ça ne compte, pour ainsi dire, pas.

  • ces joueurs qui marchandent leur soi-disant grandeur (en fait, c'est surtout de la présence forcée médiatique qui les rend un tant-soit-peu connus) dans de grotesques contrats publicitaires: hé, Dominici, ne trouves-tu pas que t'as l'air con dans ta réclame pour shampoings pour tarloupettes??? Pelous, on ne sait même plus avec quelle limonade tu nous as affligé! J'en oublie, mais ils peuvent même être encore pires...

  • Bien fait pour les sponsors, comme Toyota qui nous gave avec son incroyable chantage à l'écologie de paillettes (exemple dans cet autre billet), et qui espère faire croire aux plus cons des cons...omateurs que ceux-ci vont aider à sauver la planète parce qu'ils roulent dans une horreur hybride. Les gens de chez Toyota en sont tellement certains, qu'ils poussent le cynisme jusqu'à faire des "Sport Utility Vehicules" hybrides (en langue marketo-publicitaire ça veut dire: des grosses bouses de 4x4 dont les capacités de franchissement se limitent à grimper des trottoirs, et qui pèsent deux tonnes...) à destination du upperclass lifestyle urbain, dont la vulgarité s'affiche d'autant plus qu'elle s'intensifie.
Pour le plaisir de savourer une belle démonstration d'auto-suggestion confinant au ridicule absolu, voici un article du Figaro.fr:
Le grand jour est enfin arrivé. Ce soir, face à l'Argentine, les Bleus partent à l'assaut de leur Everest : conquérir la Coupe du monde en France, comme les footballeurs en 1998. Ils pourront compter sur le soutien de tout un peuple.

LE GRAND DESSEIN a pris corps le 16 novembre 2003 dans les vestiaires du stade olympique de Sydney dévastés par la tristesse. Le beau rêve vient de prendre fin, détruit en demi-finale de la Coupe du monde par les Anglais, victorieux 24 à 7. Alors, les yeux embués, les Bleus se promettent de prendre leur revanche en France, quatre ans plus tard.

7 septembre 2007. Raphaël Ibañez, Fabien Pelous, Serge Betsen, Christophe Dominici, les gardiens du temple, sont au rendez-vous. Comme Olivier Milloud et Jérôme Thion, Imanol Harinordoquy et Sébastien Chabal, Yannick Jauzion et Damien Traille. De nouveaux visages les accompagnent. Mais tous sont mus par la même volonté, la même détermination : être sacré le 20 octobre prochain, au Stade de France.

Le départ de la grande aventure est donné ce soir. Un premier tango à Paris. Un match d'ouverture exaltant et inquiétant face aux rugueux Argentins, ces cousins latins bonifiés par les joutes hebdomadaires du championnat de France. Un adversaire de taille, qui a grandi au point d'émerger au sixième rang du classement international. Des Pumas qui ont dévoré les Coqs à quatre reprises avant, en novembre dernier, de s'incliner d'un petit point (27-26) à Saint-Denis...

Un capital confiance gonflé

Mais Bernard Laporte et ses Bleus se préparent depuis si longtemps qu'ils ne peuvent pas trébucher sur le premier obstacle. Quatre ans que, tous les matins devant la glace, ils se rappellent leur engagement. Quatre ans qu'ils suent sang et eau pour durcir leurs corps. Qu'ils préfèrent le soda sans sucre aux boissons des troisièmes mi-temps. Qu'ils sacrifient leur temps libre pour en faire un peu plus. Toujours un peu plus.

Point d'orgue de ce long cheminement, la préparation commune qui a débuté le 2 juillet dernier. Durant deux mois, les Bleus ont pris du muscle et du souffle. Ont engrangé les repères collectifs, forgé cette solidarité mère de toutes les conquêtes. En remportant sans coup férir leurs trois matchs amicaux, ils ont également gonflé leur capital confiance. Ils se sentent prêts. De toute façon, ce soir, ils n'ont pas le choix. Ils doivent gagner.

Pour lancer leur Coupe du monde, pour ne pas hypothéquer d'entrée leurs chances de qualification dans une poule D relevée, qui compte également l'Irlande dans ses rangs. Trois candidats pour deux places. Pour une place même, celle de premier, qui « offre » un quart de finale contre l'Italie ou l'Écosse quand le deuxième devra précocement croiser la route des si redoutables All Blacks... Les Bleus doivent également gagner pour répondre à l'incroyable attente qui les accompagne. La France semble s'être convertie à l'ovale. Un engouement immense, mais fragile. Un faux pas face à l'Argentine et ces millions de nouveaux supporteurs s'en retourneront aussi soudainement qu'ils sont venus. Oublieront cette passade pour retrouver leurs premières amours, le ballon rond et ses stars.

Un Stade de France entièrement acquis

Les Bleus ont donc une obligation de résultat, ce soir en Mondiovision. « On a pris la mesure de ce qui nous attend, affirme Raphaël Ibañez. Ce match d'ouverture à domicile possède une dimension unique. Attention à ce que la tension ne se transforme en crispation... » Dans le ventre du Stade de France, ils devront lutter contre cette pression terrible. Écouter leur capitaine quand il leur racontera l'incroyable destin qui les attend. « Je vois déjà dans leurs yeux une vraie excitation », apprécie le fier talonneur, sorti de sa retraite pour relever ce dernier défi.

Les Bleus devront alors se serrer très fort pour ne faire plus qu'un. Une magie dont seul le rugby est capable. Solidaires, généreux, prêts à se sacrifier pour le salut de tous. Une énergie fusionnelle (NoteDeVotreServiteur: sic!) pour venir à bout du prédateur qui les attend, la bave aux lèvres. Car les Pumas, eux, n'ont rien à perdre. Une défaite logique ou un exploit retentissant, voilà l'alternative. La bataille s'annonce donc terrifiante.

Un combat de tous les instants entre des guerriers qui se connaissent si bien. Frères d'armes hier, ennemis aujourd'hui... « Si nous ne répondons pas présent dans l'agressivité, nous ne pourrons pas gagner », prévient Fabien Pelous. De même, la défense tricolore, qui a donné ces dernières semaines des gages de solidité à l'image de ces deux impitoyables sécateurs que sont Serge Betsen et David Skrela, devra être encore plus tenace et inflexible face aux imprévisibles arabesques, au beau talent des attaquants argentins.

Pour mener à bien cette mission, les Bleus possèdent un avantage sur leur adversaire. Un Stade de France entièrement acquis à leur cause. Chantant et vibrant pour ses champions au premier soir de leur longue et périlleuse quête. Au pied de leur Everest...


Quel rigolade de lire ces incantations après la défaite d'hier soir!
Merci au Figaro (propriété d'un autre regrettable, petit lui aussi, ami de l'atlantiste vaseliné: Mr Serge Bloch, de son vrai nom il me semble.) pour ces moments de joies spontanées & presque infantiles!