Bomb The Bass - Black river (featuring Mark Lanegan)
A cold, black river runnin'
Who knows which way it's gone
I feel the half that is missin'
Until [the] river flows back to me

Come outside into the sun
I know in time your will be done
Mind like a black river runnin'

It's dark, dark in my motel room
Daylight comes under the door
And shines, shines on my dirty shoes
A prayer, silence, and nothing more

Come outside into the sun
I know in time your will be done
Mind just keeps on runnin'

A cold, black river runnin'
Who knows which way it's gone

I feel the half that is missin'
Until [the] river flows back to me

Come outside into the sun
I know in time your will be done
Mind like a black river runnin'

Like a black river runnin'

Et si l'année 2008 n'avait été exécrable que pour ma petite vie?!? C'est que je suis absolument contraint de clamer que, musicalement parlant, 2008 est à marquer d'une pierre blanche... Ne serait-ce que pour la sortie du monumental "Future Chaos" de mon plus-tout-jeune copain (pensez donc: premier single vers 1987!) Tim Simenon. Qui nous envoie une pleine poire ce disque, le premier depuis treize ans, signé Bomb The Bass. Vous dire combien d'heures j'ai passé dans ma vie avec du BTB dans les oreilles est impossible, tant j'ai aimé dès le départ (et sans parler des adaptations Amiga-esque signées David Whitaker & du "plus qu'ami" Ambrosio!) "Into the dragon" (que de souvenirs, pas vrai Cyrille & Thomas?!?); puis "Unknown territory" (avec un autre "plus qu'ami", Monsieur Medhi Sebahi, merveilleuse période à Rouen, chez Gérard, à l'Orbe)...
Tim pouvait presque incarner à lui seul l'histoire de la "house music"... C'est dire s'il pouvait aussi bien dormir sur ses lauriers! Ce qui n'a pas été -de ce que j'en sais- du tout le cas, puisque le travail sur cet album a débuté vers l'an 2000. Et que ce n'est pas un bug qui fit recommencer plusieurs fois la composition!
Au final, difficile de se plaindre d'une si longue attente, et de tant de travail remis en cause: le résultat est à couper le souffle.
Et le morceau de bravoure de ce disque (qui, par la grâce de ce seul extrait, devient l'album le plus important de l'année), est à mon rarement humble avis cet hypnotisant "Black river" sur lequel la voix du sieur Lanegan est irrésistible. Comme mon amie Alexandra me l'a fait remarqué dès sa première écoute du morceau "avec une voix pareille, on a envie qu'il nous raconte encore & encore des histoires au creux de l'oreille!"
C'est tellement vrai que j'en ai ressorti les écouteurs de mon walkphone, et que je ne fait pour ainsi dire plus un kilomètre à vélo sans m'envoyer ce délice venimeux. Je suis "sous perfusion" de ce titre (l'original, ci-dessous, et plus encore le remix que je vous ai offert il y a au moins quinze jours, à l'occasion de l'arrivée de ma page de garde)...
Que revoici, pour les retardataires!
podcast
Tout comme Unkle, les Chemical Brothers ou bien avant encore, Leftfield (cf. Inspection, check one!); l'émulation, la combinaison, la confrontation de beaux talents a priori étrangers les uns aux autres produit une fois encore un chef d'œuvre, bouleversant & sombre. Précieux, comme à la fois le premier maillon d'une connexion inédite & l'unique spécimen de ce genre... Sinon d'une espèce en voie de disparition!
Puissent quelques croisés de mon espèce se charger de la propagation musicale de tels magnifiques bâtards :-o !